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Un patrimoine à découvrir

L'identité de Quiberon, fortement marquée par son histoire depuis le néolithique se découvre tant sur le littoral qu'à l'intérieur de la Presqu'île, entre landes et villages. Ce patrimoine,  découvrez-le à votre rythme !

 

Dominique Hillion

Témoignage

Dominique Hillion, Sociétaire de la Société Historique et Archéologique de Bretagne :

"Depuis plus de dix ans, j’ai toujours autant de plaisir à randonner sur la presqu’île de Quiberon, tant il existe encore de trésors à découvrir..."

 > Découvrir son témoignage

Côté OCEAN, d'ouest en est

Le Vivier et ses mégalithes

Le menhir "Bonnet d'évêque" au Vivier ©Karine PiquetA la pointe sud ouest de Quiberon, l'actuel restaurant "Le Vivier" au bord de la falaise était la maisonnette du gardien d'un vivier de crustacés situé en contre-bas. C'est en descendant sur le mur qui referme une anfractuosité naturelle entre les rochers que l'on découvre l'importance de ce vivier qui a contenu jusqu'à 20000 crustacés.

Deux menhirs aux silhouettes reconnaissables se dressent juste à côté du Vivier: le menhir dit en bonnet d'évêque et le menhir brisé, dont la partie supérieure gît à la base.

En direction de port Maria, au niveau de la Pointe de Kerguérit, au bord de la route de la Côte Sauvage, une allée couverte de 7.50m s'ouvre au ras du sol, à côté d'un petit menhir. Elle a la particularité d'avoir des parois en pierres sèches au lieu des dalles dressées que l'on trouve habituellement dans ce type de sépulture. Des offrandes y ont été retrouvées : lames de silex, pointes de flèche et débris de poteries.

Le château TurpaultChâteau Turpault

Situé sur la pointe de Beg er Lann - la "pointe de la Lande" - ce château marque l'entrée de la Côte Sauvage. Calqué sur le style médiéval anglais, il a été construit en 1904 par un filateur de Cholet, Georges Turpault qui le baptisa le château de la mer. Ce sont ensuite les Quiberonnais qui renommé Château Turpault  Etant toujours une propriété privée, ce château ne se visite pas.

 

Port Maria

Premier port sardinier de France dans les années 50, Port Maria comptait alors 13 conserveries contre 2 actuellement. Port Maria accueille toujours quelques 200 bateaux de pêche grâce à la création d'une criée municipale en 1977. Elle est la seconde de Bretagne après Lorient et est aujourd'hui informatisée.
Port Maria est aussi le point de départ vers les îles de Belle-ile, Houat et Hoédic. L'extrémité de sa grande jetée offre une large vu sur la grande plage.

 

Le front de mer et ses villas début 20è©Eric frotier de Bagneux

La grande plage et ses villas du siècle dernier

Au milieu du 19è siècle, la Grande Plage de Quiberon était bordée de dunes avec quelques rares maisons disséminées. L'arrivée du chemin de fer en 1882 va faciliter l'accès sur la Presqu'île et Quiberon devient le lieu de villégiature privilégié des soyeux Lyonnais qui édifièrent les premières grandes villas.

Quiberon est d'ailleurs classée station balnéaire dès 1924 et cette grande plage est aujourd'hui au coeur de la station.

 

Les bateaux naufragés au large de Quiberon

Sur le front de mer, en allant vers Conguel, vous passerez devant la stèle commémorant le naufrage du Carl Beck, un cuirassé norvégien, victime d'une tempête. Bien d'autres navires sombrèrent tout autour de la presqu'île laissant dans leurs épaves de nombreux objets parfois émouvants : Un canon a été trouvé sur l’épave du Thracia, bateau marchand anglais, naviguant depuis l’Espagne vers Ecosse et coulé au large du phare des Birvideaux par un sous-marin pendant la première guerre mondiale.
Une chaussure de scaphandrier a été découverte parmi les restes de l’Artiglio qui a coulé en 1930 en tentant de faire exploser une épave devant l’île de Houat. Cette semelle lestée de plomb ne pèse pas moins de 5 kilos. Ces vestiges des naufrages, ainsi que l'histoire détaillés des épaves, sont à découvrir à la Maison du Patrimoine de Quiberon.

Des mégalithes témoins d'un habitat très ancien

En retrait de la route côtière, se cachent le menhir couché avec, sur sa face supérieure, quelques cupules - ces petites cavités circulaires creusées de main d'homme - et l'imposant menhir du Goulvars avec ses 5.10m de haut !
En revenant sur la route, vous remarquerez peut être le dolmen du Conguel malheureusement bien endommagé: il s'agissait d'une tombe néolithique autrefois recouvert par un cairn. Il renfermait des céramiques qui se distinguent par leur forme et leur décor de lignes profondément incisées dans l’argile à l’aide d’une baguette. Elles ont donné le nom de Poteries de Conguel à toutes les poteries similaires trouvées par la suite et qui sont aujourd'hui visibles au Musée d’Archéologique National, à St Germain en Laye.

Port Haliguen

Utilisé dès l'époque gallo Port-Haliguen - Quiberonromaine, le "port des saules" comme le désigne le mot breton Halleguen, était une ria protégée des vents d'ouest où il était possible de se ravitailler en eau fraîche. En 1770, il ne comportait qu'une grossière jetée de pierres sèches. C'est au début du 19è que des travaux importants sont entrepris avec un curage et la construction des quais. Fin des années 60 apparaît le port de plaisance côté sud, suivi du deuxième bassin en 1973.

Deux sculptures grandeur nature, le "pêcheur et l'ondine", offertes par le sculpteur allemand Karsten Klingbeil, se font face de chaque côté de l'entrée du vieux port.

Le vieux phare remplace une ancienne construction en bois de 1840 et a hébergé dans sa maison située sur le quai des générations de gardiens jusqu'en 1970. Port de pêche et de commerce avec le transport de charbon d'Angleterre, de glace de Norvège, Port Haliguen a aussi eu une vocation militaire : la Baie a servi de base d'entrainement par des escadres marines de croisers et torpilleurs de Brest jusqu'au début du 20è siècle. Il accueille aujourd'hui le service des Phares et Balises. 3 plaques commémorent des événements historiques: le débarquement du Capitaine Dreyfus, le témoignage de la reconnaissance de l'indépendance de l'Amérique par l'escadre de La Motte Picquet et le débarquement des émigrés qui se rendirent au Général Hoche en 1795.

COTE landes

Le point de vue de Locmaria

La Tour de locmaria©Eric Frotier de BagneuxConstruite sur le site de l'ancien sémaphore près du village de Kerniscob, la tour de Locmaria offre un point de vue exceptionnel sur la Baie de Quiberon, l'isthme de Penthièvre, la Côte Sauvage et les îles de Belle-Ile et Houat. Montez-y : une table d'orientation a été installée à son sommet.

Le Lavoir du ragot

Découvrez le lavoir du Ragot et son sentier botanique. Ce sentier a été créé et est entretenu par l’association Agapanthe. Une escapade paisible en famille. Entrez par la route du village de Kernavest .Vous ne le regretterez pas !  

 

 

COTE VILLE ET VILLAGES

L'hôtel de Ville

l'Hôtel de VilleAutrefois l'hôtel de France, il accueillit des personnes illustres : la grande tragédienne Sarah Bernardt y est venue pendant une trentaine d'années avant de partir à Belle Ile, ainsi que le compositeur Raynaldo Hahn, le Comte Robert de Montesquiou, l'auteur dramatique Edmond Rostand. La salle vitrée du rez de chaussée qui était autrefois le restaurant de l'hôtel accueille aujourd'hui des expositions. Pendant l'occupation, le bâtiment sera réquisitionné par les allemands. En 1974, la Mairie de Quiberon trop à l'étroit dans la bâtisse de la rue de la gare s'y installe après un complet réaménagement du bâtiment.

Plus bas en ville, le grand menhir de la rue Pouligner fait aujourd'hui office de monument aux morts.

Les chapelles à l'histoire mouvementée

Les origines de la chapelle de Saint Julien remontent au 15è siècle. Une première fois reconstruite en 1722, elle est pillée et saccagée par l'escadre anglaise de l'Amiral Lestok en 1746, puis reconstruite en 1859 sous son aspect actuel. En 1910, elle reste à l'abandon et sert d'entrepôt pour les pêcheurs du village. Menacée de destruction, les villageois la restaurent en 1928. Cette chapelle rectangulaire est surmontée d'un clocheton en pierre. De très beaux vitraux représentent la Crucifixion, la Nativité et la Pêche Miraculeuse.

La chapelle de Saint ClémentLa chapelle de Saint Clément située en dehors de la ville actuelle est le premier témoin de l'implantation chrétienne sur la presqu'île. Une première église monacale fut construite sur ce site dès le IVè siècle. Suite à l'invasion des vikings au IXè siècle, elle est abandonnée puis détruite. De retour au XIè siècle, les moines reconstruisent un monastère bénédictin. Mais le sable envahit peu à peu le site et ils sont contraints de l'abandonner. Au début du XVIIIè, la toiture s'effondre et les murs disparaissent progressivement. A partir de 1870, des fouilles sont effectuées par l'Abbé Lavenot qui met à jour plusieurs sarcophages, deux fragments de statuettes, des poteries funéraires et des fragments d'une galétière en céramique. L'un des sarcophages est au musée de Quiberon, les autres sont visibles au pied de la croix sur surplombe la chapelle actuelle.

Elle est située dans un enfoncement entouré de dunes sur lesquelles subsistent des vestiges d'un cimetière chrétien : on y découvre ainsi plusieurs sarcophages mérovingiens.

 

Des villages plein de charmeVillage du manémeur - Quiberon

A l'ouest comme à l'est de Quiberon, les villages aux maisons blanches et volets colorés regroupent de beaux ensemble de maisons anciennes, disposées presque en désordre et serrées les unes aux autres comme pour se protéger des vents dominants.

Vers la côte sauvage, à la sortie du village du Manémeur, deux menhirs rapprochés forment le couple de Jean et Jeannette dont la légende raconte qu'ils représentent un amour impossible.

Dans le village lui même, le menhir aujourd'hui dressé au milieu d'un parterre porte un grand nombre de cupules.

Au centre du village de Kerné se dresse encore le puits traditionnel. Une stèle gallo-romaine fut trouvée près de ce village sur un coffre funéraire. Elle représente certainement un dieu gaulois et vous pourrez la découvrir à Maison du Patrimoine de Quiberon.

C'est dans le village de Kernavest qu'a été découvert un objet unique en France : un poignard de l’âge du fer doté d’une gaine en tôle de bronze richement décorée de motifs géométriques; le manche en bois n’ayant lui pas résisté au temps. Cette pièce est visible au Musée d’Histoire et d’Archéologie de Vannes.