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Une immersion dans la nature

Quiberon à 14 km en mer vous offre des paysages naturels variés et étonnamment riches en biodiversité. Entre plages, criques rocheuses et falaises, les rivages sont tantôt bordés de dunes, tantôt de pelouses rases et parfois de zones humides. Un univers naturel qui saura vous séduire.

Des sites naturels proteges

La Côte Sauvage

La Côte Sauvage@Karine PiquetTournée vers l'ouest, elle s'étend sur 8 km depuis le Château Turpault jusqu'à la Pointe du Percho. Propriété du Conservatoire du littoral, elle est sans cesse harcelée par la mer et les vents. Même par temps calme, les vagues viennent se fracasser bruyamment sur les falaises escarpées, provoquant des jaillissements d'écume. L'érosion y a façonné d'innombrables criques, récifs, grottes et arches qui ne se dévoilent qu'à marée basse. Les falaises sont couvertes d'un coussinet d'herbe rase où fleurissent de petites fleurs roses : l'oeillet et l'armérie maritimes.
Pour découvrir la Côte Sauvage en partant du Chateau Turpault, empruntez la route côtière jalonnée de nombreuses aires de stationnement et longez le sentier côtier. Vous découvrirez l'ancien Vivier, le Trou du souffleur, la fontaine de Port Kerné, la pointe de Kervihan où affleurent les fortifications d'un camp néolithique, Port Bara et sa grotte visible à marée basse, la plage de Port Blanc et son arche, la Pointe du Percho dominée par les vestiges d'un poste de douanier, et enfin la Pointe de Beg en Aud et son camp vénète.
Les plages, peu nombreuses sur cette côte, ne sont pas propices à la baignade en raison des lames de fond.

 

Les espaces dunaires

Les dunes sableuses@Claudio SchiefferLe littoral, entre les communes de Gâvres et Quiberon, est un des joyaux écologiques du Morbihan Sud. Avec 2 500 ha de dunes non coupés par une quelconque urbanisation, c’est le plus grand massif dunaire de Bretagne.
Ce site, préservé et exempt d’urbanisation lourde en front de mer attire beaucoup de monde. Face à cette fréquentation, le Syndicat Mixte Grand Site Gâvres Quiberon œuvre depuis de longues années au maintien de la richesse écologique du secteur, en conciliant au quotidien des activités économiques et la préservation du patrimoine naturel.

 

La Pointe de Conguel

La Pointe de Conguel@CRTBA l'extrême sud-est de la Presqu'île, la Pointe de Conguel, elle aussi placée sous la protection du Conservatoire du Littoral, est un lieu privilégié pour la promenade. On y découvre des fours à goémons servant autrefois au brûlage du varech rejeté par la mer. Les cendres obtenues étaient traitées pour en extraire l'iode.

Un sentier fait le tour de la Pointe et vous mène vers une table d'orientation.
Au large, émergent deux îlots : le petit trou accessible à pied aux grandes marées et le grand trou où furent découvertes des sépultures gauloises. Plus loin se profile le phare de la Teignouse sur un banc rocheux où sombra le cuirassé France en 1922.

 

Une faune et une flore bien typées

La faune

Traquet motteux@Yaouenn SabotCe sont les oiseaux qui sont les plus représentés avec bien entendu la mouette et le goéland. Pour les distinguer, il faut savoir que le goéland est plus massif et a un bec jaune alors que la mouette est plus fine avec un bec rouge. Goéland argenté, goéland marin et goéland brun sont présents toute l'année, mais bien d'autres espèces peuvent être observées en automne et en hiver. Les roches et plages de la Pointe de Conguel offrent une escale pour les oiseaux hivernants, en particulier les huitriers pie, les bécasseaux et les bernaches cravant.
Au printemps, les falaises de la Côte Sauvage accueillent le ravissant traquet motteux revenant d'Afrique, un passereau migrateur rare en Bretagne. On le surnomme cul blanc en raison du carré blanc que l'on observe lorsqu'il est en vol.
Pour apprécier pleinement l'observation des oiseaux, des sorties commentées vous sont proposées par le Syndicat Mixte Grand Site Gâvres Quiberon tout au long de l'année.

 

La flore

Queue de lièvre@Karine PiquetLe long de la Côte Sauvage vous découvrirez un environnement unique et sensible. Tout au haut des falaises, une pelouse naturelle forme un tapis végétal aux milles nuances variant au gré des saisons : vert tendre au printemps puis rose lorsque fleurissent l'Armérie maritime et l'Oeillet des falaises, la pelouse jaunie avec l'été. En retrait de la route côtière, les pelouses font place à une lande rase tout aussi colorée avec ses bruyères et ajoncs nains.
Sur les dunes de la Pointe de Conguel, le jaune immortelle des dunes dégage une odeur de curry à partir de juin. Elle est associée aux lichens et mousses qui stabilisent le sable. L'ail à tête ronde arbore sa fleur violette parmi les queues de lièvres partout présents sur les dunes. Le panicaut maritime, semblable à un chardon, illustre la résistance au manque d'eau dans ces milieux sableux. Enfin, la délicate rose pimprenelle ou encore l'une des 7 espèces orchidées de la Presqu'île : l'Ophrys passion, sont plus rare à observer.